»Entre parenthèses, vous avez eu tort de chasser de chez vous les demoiselles Géran, vos anciennes maîtresses. Un pareil éclat ne vaut rien. On en tirera parti contre vous. La violence, croyez-moi, est rarement utile et presque toujours nuisible.

»La douce et sainte femme à qui vous avez failli donner le coup de la mort ne vous en veut point. Elle n’a jamais cessé de vous aimer comme si vous étiez sa sœur ou sa fille.

»Vous me dites que vous avez bien pleuré. Je vous crois: votre entrée dans la vie a été terrible et funeste. Espérons qu’il vous sera donné de réparer le mal que vous avez fait. Notre Béatrice vous envoie un baiser.

»Soyez aujourd’hui à quatre heures chez votre parrain: je m’y trouverai.»

L’adresse de ce billet était, comme le lecteur l’a deviné sans doute: «A mademoiselle Césarine de Mersanz.»

Le parrain de Césarine était le maréchal duc de ***.


«Madame,

«Votre présence à Paris pourrait sauver monsieur votre fils d’un danger imminent et cruel. Des événements graves qu’on ne peut vous détailler dans une lettre, ont lieu ici. Le hasard m’a fait connaître une partie de votre histoire. Il est des malheurs qui ne peuvent inspirer qu’un profond et respectueux intérêt: celle qui vous écrit ce mot, madame, est votre amie.

»Ne répondez pas; venez. Je prends la liberté de vous adresser un petit mandat, parce que je sais la position où vous ont réduite ceux-là mêmes qui veulent aujourd’hui entraîner votre malheureux fils dans l’abîme.»