»Second soupir.
»J’ai entendu cette tirade dans plusieurs drames, mais placée dans des bouches plus sincères.
»Après tout, pourquoi cette brave baronne n’adorerait-elle pas ses grandes filles?
»Seulement, elle grille de les marier. Ces grimaces me déplurent. Je m’inclinai sans rien répondre. Elle reprit:
»—Je ne viens pas vous voir pour me plaindre, ma bonne petite, mais pour vous remercier d’avoir pensé à nous... car il faut encore que les pauvres mères remercient... Vrai, vous ne pouvez pas entrer dans nos petites angoisses... Vous avez agi par obligeance et par amitié... Causons de vos deux protégés, voulez-vous?
»J’eus peine à réprimer un sourire. Protégés! N’admires-tu pas le mot?
»Notez bien que cette façon de se poser réussit avec presque tout le monde.
»La baronne avait une grâce à nous accorder. Ma lettre était une pétition. C’est superbe!
»—Causons, répétai-je.
»Elle s’accouda contre mon guéridon, et me dit: