»Le certificat ne portait point sur la santé du marquis. Il attestait seulement que le vieux commandeur de B***, oncle du même marquis, avait eu déjà trois attaques d’apoplexie; il constatait que ce mal ne pardonne pas; il augurait que la quatrième attaque serait la bonne.
»On ne s’est pas trop moqué de madame de C***; mais bien des gens en veulent au vieux commandeur, qui, négligeant d’accomplir la promesse du certificat, vit encore, et vit, ma foi, très-bien,—en attendant la bonne attaque.
»Soyons juste envers la baronne. La maladie organique ne vaut pas le certificat.
»—Pour ma part, a-t-elle repris, je trouve M. de Jolien parfaitement bien... outre le plaisir de resserrer nos attaches par un lien de famille... Il doit avoir d’autres parents que cette tante?
»—Certes; mais c’est moins assuré...
»—On peut bien porter, n’est-ce pas, l’incertain à deux ou trois cents louis?
»—Si l’on veut.
»—Les principes... Pardon, si je vous obsède ainsi, ma bonne petite, mais une mère...
»—Je trouve tout simple, madame, que vous preniez vos informations... Les principes de M. le baron de Jolien...
»—Excellents, je le sais, en politique comme en religion... Nous causons, n’est-ce pas?... Dorothée est un ange de piété... Nous ne voudrions pas d’un duc et pair millionnaire qui prêterait à la critique sous le rapport des principes!