»Je ne sais pas trop, à te vrai dire, ma bonne Aglaé, quels sont les principes de mon cousin, le baron. Je crois qu’il aime le bordeaux sans mépriser le bourgogne, et que, protecteur éclairé des arts, il a acheté autrefois ses entrées au théâtre des Folies-Dramatiques.
»Mais la baronne a glissé, plus légère qu’une sylphide, sur ce chapitre-là. Passant donc à un autre exercice, nous avons disséqué Mussaton de Bassagnac. Deux cent mille francs! C’est la dot d’un petit bonhomme de la rue du Sentier, dont les parents sont encore dans le commerce!
»—Juliette vaut mieux que cela, chère belle, soyez juste! Avez-vous remarqué comme sa taille se fait depuis un an? Elle a un talent,—non pas un talent d’artiste, Dieu merci,—mais un magnifique talent d’amateur. Vous doutez-vous de ce qu’on dépense pour obtenir cela?... A combien sont les fonds espagnols?
»—Très-bien, comme toujours.
»—S’il en a beaucoup... Mais pourquoi n’a-t-il pas vendu cet hiver, lors de la hausse?... Vous parliez de la présidente, sa marraine: la présidente a des neveux...
»—Le testament de la présidente...
»—Est-ce qu’on pourrait en avoir communication?
»Puis le petit couplet sur les principes. Juliette est pieuse comme un ange, à l’instar de sa sœur. Ce serait un meurtre que de la marier à l’un de ces hommes qui...
»Mais l’affaire des principes n’est jamais bien longue avec cette excellente baronne. Elle fait les demandes et les réponses avec une égale bonne foi.
»En un tour de main, c’est fini.