—J’ai suivi ceux qui s’y rendaient, repartit lentement Maxence.
—Explique-toi...
—Nous n’avons plus le temps, ma mère... les événements vont parler d’eux-mêmes!
Deux cris passèrent dans le silence nocturne. Flavie s’élança vers la fenêtre.
—Qu’est cela? murmura-t-elle éperdue et s’accrochant à l’espagnolette de la croisée;—c’est au retour que Garnier devait attaquer!...
—C’est donc bien vrai! prononça Maxence en un gémissement;—ma mère! ma mère! vous étiez avec les assassins!
Flavie haussa les épaules.
—Toujours des idées romanesques et folles! dit-elle essayant de donner le change après s’être trahie.
—Et c’était moi, n’est-ce pas, ma mère, poursuivit la jeune fille,—moi que vous aviez choisie pour être l’appât mortel!... Que vous avais-je donc fait?...
Flavie écoutait, l’oreille collée au châssis.