—Les sauveurs sont venus! dit-elle par deux fois avec une exclamation joyeuse.
Puis, les mains jointes et priant tout haut:
—Grâces vous soient rendues, mon Dieu!... Qu’il vive et que Béatrice soit heureuse!
—Ont-ils tué ce misérable Garnier, au moins! gronda Flavie à la fenêtre.
Elle traversa la chambre d’un pas rapide et gagna la porte de communication qui donnait à l’intérieur de la maison de Barbedor. Elle mit la clef dans la serrure. Le pêne se dégagea. Mais la porte resta fermée.
—Oh! oh! fit-elle, tandis que la trace bistrée qui était sous ses paupières se creusait, on a mis le verrou de l’autre côté.
Elle s’approcha de Maxence et lui secoua le bras.
—Suis-je perdue? demanda-t-elle rudement.
—Perdue! répéta Maxence, qui la regardait en face.
—Que sais-tu?... s’écria Flavie avec un éclat de voix; dis-moi ce que tu sais!... Tu es ma fille!... tu ne peux vouloir qu’on me tue!...