—Ma mère, répondit la jeune fille, je voudrais vous sauver; mais il n’y a plus pour vous de salut en ce monde... Vos complices sont châtiés...

—S’ils sont morts, qu’ai-je à craindre?... Ils ne parleront pas.

—Ils ont parlé sans doute. Ils n’avaient pas attendu cette heure suprême pour vous trahir... S’ils n’ont pas parlé, d’ailleurs, peu importe. Quand j’ai pris le chemin de cette maison, la police était déjà sur vos traces... L’endroit où nous sommes doit être cerné...

Flavie traversa de nouveau la chambre et revint à la fenêtre, qu’elle entr’ouvrit.

Elle se pencha au dehors avec précaution.

Il y avait deux hommes qui semblaient monter la garde auprès du petit perron. Deux lanternes étaient placées sur les marches.

Flavie se laissa choir sur un siége. Ses dents grincèrent et sa gorge râla.

Elle sentit une main qui prenait les siennes. C’était Maxence. Elle la repoussa.

La jeune fille se tint désormais à distance.

—On se doit à sa mère, prononça-t-elle comme en se parlant à elle-même; c’était pour faire mon devoir.