Sa parole était douce comme un chant.
Les paupières de Maxence étaient closes.
Flavie dit:
—Elle dort!
Et sa bouche effleura les joues de la jeune fille.
Celle-ci tressaillit faiblement.
—T’éveilles-tu? demanda Flavie;—oh! si tu savais comme je crois en Dieu, maintenant, ma fille!... J’étais morte, puisque je n’aimais pas... Parle-moi! parle-moi, je t’en prie.
Maxence fit effort pour entr’ouvrir ses lèvres roidies.
—Je souffre!... dit-elle si bas, que sa mère eut peine à l’entendre.
Celle-ci se redressa. Un éblouissement terrible passa devant ses yeux. Dans l’espace d’une seconde, ses tempes et ses joues furent inondées de sueur froide, tandis que ses cheveux se hérissaient sur son crâne.