Elle la couvrit de son corps, cherchant à réchauffer ses mains déjà froides et ses membres qui allaient se roidissant.
—Je suis là! je suis là! disait-elle sans savoir qu’elle parlait;—ne crains rien... c’est moi... ta mère... Tu es jeune, tu es forte... Vois si je meurs, moi!...
Mais sa figure tout à coup ravagée et vieillie de dix ans démentait ses paroles. La torture indescriptible qui poignait son cœur était dans ses yeux.
Maxence eut des frissons courts et répétés. Le rouge abandonna ses joues. Ses tempes battirent et un douloureux soupir s’arrêta dans sa gorge.
—De l’air! s’écria Flavie, qui courut ouvrir la fenêtre toute grande;—l’air va te soulager!
Elle revint, courbée en deux et brisée. La tête de Maxence pendait sur son épaule.
—Où souffres-tu? demanda Flavie d’une voix que les sanglots étouffaient.
Puis, sévèrement:
—Il faut du courage aussi!... Lutte comme moi!... m’entends-tu?
Un sourire calme et doux naissait sur les lèvres blêmes de Maxence, qui murmura en essayant de joindre ses mains sur sa poitrine: