—Bravo, le Buffle!
Mais Jean, pâle comme la mort, désormais, parvint à toucher le tapis de la pointe de l’orteil. Ce fut assez et ce fut foudroyant. Jean poussa ce gémissement profond du boulanger qui bat la pâte. Il mit un genou en terre. Le corps pesant du Buffle, décrivant une circonférence complète dont sa tête était le centre, bascula irrésistiblement et vint tomber sur le tapis avec une épouvantable violence.
Les applaudissements furent remplacés, cette fois, par un grand murmure de stupeur.
Mais on n’était pas au bout.
—Je suis libre, maintenant! s’écria Jean Lagard, qui se redressa de toute sa hauteur.
—Que vas-tu faire?... murmura Barbedor, dont le visage exprimait l’épouvante.
Au pied de l’un des poteaux se trouvaient quatre ou cinq poids de cinquante destinés à l’exécution des tours de force promis.
—Tu vas voir, papa! répondit Jean Lagard.
Il saisit un poids de chaque main et s’élança vers une des fenêtres qui donnaient sur les marais. La foule, épouvantée, se déchira pour lui faire une large voie.
—Arrêtez-le! criait Vaterlot, qui s’élançait pour le rejoindre.