Ces clameurs arrêtèrent la petite bonne femme, qui cherchait son souffle perdu.
Elle se disait:
—Je suis peut-être tout près... Ceux-là m’empêchent d’entendre.
Aussi, dès que le calme se rétablissait, elle écoutait de toutes ses oreilles, appelant un son, un soupir, un indice.
Rien. Le vent seul parlait dans les branches encore dépouillées des arbres, et l’ondée clapotait au loin, large comme la mer.
Au bout du mur, c’était la campagne, ou du moins les terrains cultivés, placés entre l’arrière-façade du château de la Savate, le boulevard extérieur et la rue de l’École.
Ce sentier, menant à la rue de l’École, traversait diagonalement ces marais où les propriétés étaient séparées les unes des autres, tantôt par des murs demi-ruinés, tantôt par des baies rabougries, le plus souvent par une simple tranchée.
Marguerite leva les yeux pour examiner le premier étage de la maison Barbedor. Elle était trop près. Elle ne vit rien. Le sentier lui-même échappait à ses recherches.
Comme elle tâtonnait, glissant dans les flaques d’eau et s’enfonçant dans la terre labourée, elle entendit un pas sonner à une distance assez grande, vers la rue de l’École. Des bruits sourds se firent dans les champs.
Elle appela tout bas: