Mais aussi, quelle vaillance nouvelle dès que ce nom chéri venait à sa lèvre !

Il la voyait ; elle était là, le soutenant et l'encourageant.

Il l'entendait qui disait :

— Nous avons besoin de votre bras, Aubry, pour nous défendre contre nos persécuteurs. Courage !

Ce fut une nuit de fièvre, pendant laquelle plus d'une imagination folle visita la solitude du captif. Vers le matin, la plus étrange de toutes le prit au milieu de son travail.

Ce qu'il avait prévu la veille, dans sa conversation avec Reine, arrivait. Il croyait entendre les aboiements lointains d'une meute chassant sur la grève.

C'était une illusion, sans doute. Et pourtant, chaque fois que le vent donnait, il apportait les aboiements plus distincts.

Et une fois, parmi ces aboiements, Aubry crut reconnaître celui de maître Loys, son beau lévrier noir.

La fièvre amène comme cela de bizarres illusions. Aubry reprit sa lime et travailla. La barre de fer était presque coupée.

Pourtant, elle tenait encore. L'aube se leva. Aubry se coucha sur la paille et voulut prendre un instant de sommeil.