Excepté pourtant pour ce pauvre petit Jeannin, le coquetier.[[5]]

Jeannin pleurait quand les autres souriaient.

Il se cachait pour voir passer Simonnette, et quand Simonnette était passée, il se prenait le front à deux mains.

S'il avait osé, le petit Jeannin, il se serait vraiment cassé la tête contre un pommier. Mais il aurait eu peur de se faire trop de mal.

Figurez-vous une tête de chérubin avec des cheveux bouclés à profusion, des grands yeux bleus, tendres et timides, et sous sa peau de mouton, hélas ! bien usée, cette gaucherie gracieuse des adolescents.

Il était fait comme cela, le petit Jeannin, et il allait avoir dix-huit ans.

Par exemple, pas un denier vaillant ! Des pieds nus, des chausses trouées, pas seulement une devantière de grosse toile pour remplacer sa peau de mouton qui s'en allait.

Simon Le Priol ne l'avait jamais peut-être regardé. Ce n'était pas un parti. Simon voulait pour sa fille un homme de cinquante écus nantais.

Cinquante écus, grand Dieu ! Chaque écu valant douze livres de vingt sols royaux, à douze deniers tournois le sol (s'il n'est rogné).

Le petit Jeannin n'avait jamais vu tant d'argent, même en songe.