— L'épée haute, Corson ! lui dit Kerbehel, ou bien on pourra blasonner le lieu où nous sommes : « De sable au corps de héraut, couché, de carnation… »
— » …Accompagné de quatre malandrins de même », acheva Corson plaintivement.
Kerbehel voulut répondre ; mais Loys, qui en avait fini avec Nantois, Léopard, Varot et les autres, s'élança sur lui, la gueule rouge, et le malmena cruellement.
En même temps, Péan tombait, la gorge traversée par l'épée d'Aubry — Hardi, Loys ! maître Loys ! ils sont à nous !
— Cet homme est le diable ! s'écria Coëtaudon qui donnait de grands coups de lance dans le vide.
— Non pas ! c'est le chien qui est le diable ! balbutia Kerbehel, désarçonné à demi.
— Ô mes compagnons ! pleura Corson, il n'y a pour nous ici ni profit, ni gloire ! Ce n'est pas celui-là que nous cherchons. Sus au vieux Maurever ! et laissons ce ragot qui nous donne le change.
L'avis était bon.
— Sus ! sus ! clama Kerbehel, enchanté de ce biais.
— Sus ! sus ! Et les éperons s'enfoncèrent dans le cuir des chevaux. En ce temps déjà, les mots prenaient, à l'occasion, des significations très subtilement détournées.