Une troisième fanfare éclata au pied du tertre même. Méloir ne bougea pas. La mâchoire de Gueffès souriait malgré lui.

— Voilà vos chiens, mon cher seigneur, dit-il ; je vous laisse. Quand vous aurez besoin de moi, vous me trouverez à la ferme de Simon Le Priol.

Il fit mine de sortir. Mais il revint.

— Voyons, dit-il encore de sa voix la plus caressante : Si par mon industrie, sans que mon cher seigneur s'en mêlât, le petit Jeannin était pendu…

— Va-t'en au diable, misérable coquin ! s'écria Méloir d'une voix tonnante.

Gueffès se hâta d'obéir. Cependant sur le seuil, il s'arrêta pour ajouter :

— Pendu, assommé, étouffé ou noyé, j'entends… Méloir saisit une cruche à cidre. La cruche alla s'écraser contre la porte où maître Gueffès n'était plus.

Mais Méloir entendit sa voix de damné qui disait dans la cour :

— C'est convenu, mon cher seigneur, vous ne vous en mêlerez pas !

Bellissan, le veneur, entrait à ce moment dans la cour avec trois valets de chiens menant douze lévriers de la grande origine.