—Ce nom vous est connu? demanda-t-il enfin?
—Il ne m'est pas inconnu, répondit le secrétaire général, de cet accent à la fois craintif et hostile que prennent le gens de bureau pour parler de ce qui concerne leurs chefs.
—M. le préfet a dû le prononcer devant moi… Je prends des notes.
Jean-Pierre attendit encore. Ce fut tout.
Berthellemot reprit:
—Cette affaire-là n'est pas venue dans les bureaux. On ne nous a rien envoyé de l'ambassade de Wurtemberg.
—C'est qu'on n'a rien reçu, répliqua Jean-Pierre. Je sors de l'ambassade. Les messages ont dû être interceptés.
Berthellemot eut son sourire administratif.
—Cela supposerait des ramifications tellement puissantes… commença-t-il.
—Cela supposerait, l'interrompit Jean-Pierre Sévérin froidement, l'infidélité d'un employé des postes… et la chose s'est vue.