La charmante inconnue avait une figure à peindre, éclairée qu'elle était par les dernières lueurs du jour passant à travers les vitraux. Derrière moi, la pauvre Angèle murmurait d'une voix noyée par les larmes:

«—Mon Dieu, mon'Dieu! qu'elle est belle!»

Kervoz a voulu parler; un geste impérieux a fermé sa bouche.

La reine des blondes souriait comme une madone.

Elle a prononcé quelques mots qui ne sont pas venus jusqu'à moi, et il m'a semblé que son doigt désignait le confessionnal de l'abbé Martel.

L'entrevue, du reste, n'a pas duré une minute.

La main de ma belle inconnue s'est étendue vers le dehors, et René de Kervoz, avec une obéissance d'esclave, a quitté l'église par la porte latérale.

Angèle, la pauvre enfant, s'est relevée en gémissant, pour s'élancer encore sur ses traces.

Juste à ce moment la confession de l'Allemand prenait fin. Mon inconnue, car elle est à moi aussi, patron, et quoique je sois un assez laid papillon, je me brûlerais volontiers les deux ailes à ce flambeau diabolique ou céleste, mon inconnue a rejoint M. de Ramberg, et ils se sont agenouillés l'un près de l'autre.

Avant de partir, ils se sont inclinés tous deux devant le confessionnal, d'où est sorti une parole de bénédiction.