L'EMBARRAS DE VOITURES.

René do Kervoz avait coutume d'entrer chez son oncle par la rue
Saint-Jacques. Il possédait une clef du passage secret. Georges
Cadoudal avait réglé cela ainsi, afin que le fils de sa soeur ne fût
pas compromis en cas de mésaventure.

En quittant la rue Saint-Louis-en l'Ile, René s'était lancé à pleine course vers le pont de la Tournelle. sans s'inquiéter s'il était suivi.

La fièvre lui donnait des ailes.

Jean-Pierre se faisait vieux et Germain Patou avait de courtes jambes. Quoiqu'ils fissent de leur mieux l'un et l'autre, ils perdirent René de vue aux environs de l'Hôtel-Dieu.

Les agents de M. Berthellemot venaient par derrière, suivis à une assez grande distance par M. Barbaroux, officier de paix, qui était d'humeur pitoyable et nourrissait la crainte légitime d'avoir gagné cette nuit quelque mauvais rhumatisme.

Le jour était désormais tout grand.

En arrivant à l'endroit où ils avaient perdu la vue de René, l'étudiant et Gâteloup se séparèrent, prenant chacun une des deux voies qui se présentaient. Jean-Pierre continua le quai et Patou monta la rue Saint-Jacques.

C'était cette dernière route que René avait choisie, mais il était désormais de beaucoup en avance et Patou ne pouvait plus l'apercevoir.

René s'introduisit, comme nous l'avons vu, à l'aide de la clé qu'il portait sur lui. En entrant de ce côté, la chambre où se trouvait la comtesse Marcian Gregoryi était la troisième.