Aux premières lignes de cette histoire nous avons vu un jeune homme élégant et beau longeant seul le quai de la Grève.
Puis, derrière lui, une charmante jeune fille, seule aussi et qui semblait le suivre de loin.
Puis, enfin, un vieil homme, habillé bourgeoisement, mais campé à la noble, qui avait l'air de suivre les deux.
Dans le courant de notre récit, nous avons appris le nom du jeune homme: René de Kervoz, et le nom de la jeune fille: Angèle.
Quant au vieux bourgeois, ceux qui ont lu le premier épisode de cette série: la Chambre des Amours, le connaissaient dès longtemps.
Après la scène mystérieuse et presque muette qui eut lieu, vers la tombée de la nuit, dans l'église de Saint-Louis-en-l'Ile, entre cette blonde éblouissante qu'on appelait Mme la comtesse, l'Allemand Ramberg, René et l'abbé Martel, scène dont l'apprenti médecin Germain Patou, d'un côté, et Angèle de l'autre, furent les témoins silencieux, René de Kervoz sortit le premier.
Angèle le suivit aussitôt, comme elle l'avait fait depuis la place du
Châtelet.
Elle semblait bien faible; son pas lent et pénible chancelait, mais ces pauvres coeurs blessés ont un terrible courage.
Il n'était pas nuit tout à fait encore quand René de Kervoz, sortant par la porte latérale, s'engagea dans la rue Poultier. Au lieu de tourner vers le quai de Béthune, comme devaient faire plus tard Germain Patou et «le patron», il remonta vers la rue Saint-Louis.
Sa marche était lente aussi et incertaine, mais ce n'était pas faiblesse.