Outre ces demeures nobles, il y avait quelques maisons bourgeoises ayant façade sur rue.

Le pavillon de Bretonvilliers, qui n'était autre chose que le pignon d'un très vieil hôtel, sorte de manoir contemporain peut-être de l'époque où l'île était encore la campagne de Paris, s'enclavait dans le mur et faisait même une saillie de plusieurs pieds sur la voie: ce qui motiva plus tard sa démolition.

Il n'avait que deux étages: le premier à trois fenêtres de façade; le second, beaucoup moins élevé, à cinq; le tout était surmonté d'une toiture à pic.

Il n'existait point d'ouverture au rez-de-chaussée. On y entrait par une porte percée dans le mur, à droite de la façade et donnant dans les jardins.

Ce fut à cette porte que René de Kervoz frappa.

Un aboiement de chien, grave et creux, qui semblait sortir de la gueule d'un animal géant, répondit à son appel.

Une femme âgée et portant un costume étranger vint ouvrir. Elle barra d'abord le passage à René, lui disant: «Les maîtres sont absents.»

René lui répondit, donnant à ces deux mots latins la prononciation magyare: «Salus Hungariae

La vieille femme le regarda en face et sembla hésiter.

Introi, domine, dit-elle enfin, également en latin prononcé à la hongroise, sub auctoritate dominae meae (entrez, monsieur, sous l'autorité de ma maîtresse).