Ce fut un grand coup pour Justin et pour Médor qui ne s'y attendaient ni l'un ni l'autre; il sembla que c'était la fin de tout. Ils restèrent consternés devant les cinq ou six commères qui venaient acheter; les paroles ne leur venaient point pour conjurer ou retarder une si misérable profanation.

Le lit de la Gloriette, le berceau de Petite-Reine, vendus!

Justin fut longtemps à trouver cette chose si simple:

—J'achète le tout.

Il voulut aussi garder la chambre à son compte, mais la chambre était louée.

Médor se chargea d'opérer le déménagement. Son pauvre cœur défaillait; ses robustes jambes faiblissaient sous le moindre fardeau.

Justin l'aida, portant les meubles en pleine rue sans honte ni respect humain.

Vers la brune, tout ce qui avait appartenu à la Gloriette était dans le logement de Justin, qui dit à Médor:

—Vous êtes encore ici chez elle. Entrez, sortez à toute heure, selon votre volonté, comme si c'était votre maison.

Médor remercia et s'enfuit. Il étouffait. Justin resta seul.