—Je suis Renaud, dit pour la troisième fois Saladin.

—Monsieur le duc de Chaves, continua-t-il reprenant la lecture de ses notes, grand de Portugal de 1er classe, chargé d'une mission particulière de l'empereur du Brésil, mêlé à tout cela indirectement. Était à la représentation de la foire. Était au Jardin des Plantes. Offrit des primes en argent à la police de Paris. Détermina la Gloriette à partir avec lui pour l'Amérique.—Lacune.

«Vous remplirez les lacunes, s'interrompit ici Saladin; c'est nécessaire pour ma gouverne.

En même temps, il feuilleta rapidement son carnet et arriva jusqu'aux dernières pages, où il prit un carré qui contenait seulement ces mots:

—Lacune. Retour en France. Duc marié à la Gloriette. Voyage dans les départements.

Enfin un dernier papier disait:

—Soupçons. Fausse absence dudit monsieur de Chaves. Aujourd'hui, 19 août 1866, monsieur de Chaves revenu secrètement pour surprendre sa femme. Embuscade.

—C'était hier! murmura la duchesse. Saladin poursuivit sans répondre:

—La voit partir à cheval avec le jeune comte Hector de Sabran, Grand-Hôtel, chambre 38.

La duchesse était muette de stupeur. Saladin ferma brusquement son carnet.