Gonzague appela Peyrolles.

—Il va falloir faire place nette! dit-il.

Mais, à ce moment, une autre foule se montra à la porte du vestibule, foule de courtisans, traitants, gentilshommes, qui venaient rendre leurs devoirs à M. le prince de Gonzague. Ils s'arrêtèrent à la vue de la place occupée.

—Entrez, entrez, messieurs, leur dit Gonzague; nous allons renvoyer tout ce monde.

—Entrez, ajouta Chaverny; ces bonnes gens vous revendront leurs emplettes, si vous voulez, à cent pour cent de bénéfice.

—Ils auraient tort! décida Navailles. Bonjour, gros Oriol!

—C'est ici le Pactole! fit celui-ci en saluant profondément Gonzague.

Cet Oriol était un jeune traitant de beaucoup d'espérance.

Parmi les autres, on remarquait Albret et Taranne, deux financiers aussi, le baron de Batz, bon Allemand qui était venu à Paris pour tâcher de se pervertir; le vicomte de la Fare, Montaubert, Nocé, Gironne, tous roués, tous parents éloignés de Nevers ou chargés de procurations, tous convoqués par Gonzague pour une solennité à laquelle nous assisterons bientôt.