—Messieurs, dit-il, vous vous damnez tous les jours trois ou quatre fois pour quelques chiffons de banque... Moi, pour cette belle fille-là, je me damnerai une fois, voilà tout.
En quittant Cocardasse junior et Amable Passepoil, installés commodément à l'office devant un copieux repas, M. de Peyrolles était sorti de l'hôtel par la porte du jardin. Il prit la rue Saint-Denis, et, passant derrière l'église Saint-Magloire, il s'arrêta devant la porte d'un autre jardin dont les murs disparaissaient presque sous les branches énormes et pendantes d'une allée de vieux ormes.
M. de Peyrolles avait dans la poche de son beau pourpoint la clef de cette porte.
Il entra. Le jardin était solitaire. On voyait, au bout d'une allée en berceau, ombreuse jusqu'au mystère, un pavillon tout neuf, bâti dans le style grec, et dont le péristyle s'entourait de statues.
Un bijou que ce pavillon! la dernière œuvre de l'architecte Oppenort!
M. de Peyrolles s'engagea dans la sombre allée et gagna le pavillon.
Dans le vestibule étaient plusieurs valets en livrée.
—Où est Saldagne? demanda Peyrolles.
On n'avait point vu M. le baron de Saldagne depuis la veille.