—Et Faënza?
Même réponse que pour Saldagne.
La maigre figure de l'intendant prit une expression d'inquiétude.
—Que veut dire ceci? pensa-t-il.
Sans interroger autrement les valets, il demanda si mademoiselle était visible.
Il y eut un va et vient de domestiques. On entendit la voix de la première camériste. Mademoiselle attendait M. de Peyrolles dans son boudoir.
—Je n'ai pas dormi! s'écria-t-elle dès qu'elle l'aperçut, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit!... Je ne veux plus demeurer dans cette maison!... La ruelle qui est de l'autre côté du mur est un coupe-gorge.
C'était la jeune fille admirablement belle que nous avons vue entrer tout à l'heure chez M. de Gonzague. Sans faire tort à sa toilette, elle était plus charmante encore, s'il est possible, dans son déshabillé du matin. Son peignoir blanc flottant laissait deviner les perfections de sa taille, légère et robuste à la fois; ses beaux grands cheveux noirs dénoués tombaient à flots abondants sur ses épaules, et ses petits pieds nus jouaient dans des mules de satin.
Pour approcher de si près et sans danger pareille enchanteresse, il fallait être de marbre.
M. de Peyrolles avait toutes les qualités de l'emploi de confiance qu'il remplissait auprès de son maître.