X

—Triomphe du bossu.—

C'était encore cette chambre du rez-de-chaussée, où nous avons vu Aurore et dona Cruz aux premières heures du petit souper. Aurore était seule, agenouillée sur le tapis; mais elle ne priait pas.

Le bruit qui venait du premier étage avait redoublé depuis quelques instants. C'était le combat singulier entre Chaverny et le bossu. Aurore n'y prenait point garde.

Elle songeait. Ses beaux yeux, fatigués par les larmes, s'égaraient dans le vide. Elle ne donna point attention, tant était profonde sa rêverie, au bruit léger que fit dona Cruz en entrant dans la chambre.

Celle-ci s'approcha sur la pointe des pieds et vint baiser ses cheveux par derrière.

Aurore tourna la tête lentement; le cœur de la gitanita se serra en voyant ces pauvres joues pâles et ces yeux éteints déjà par les pleurs.

—Je viens te chercher, dit-elle.

—Je suis prête, répondit Aurore.