Le bossu était évidemment de ces hommes à qui on peut tout demander.
Gonzague l'avait jugé d'un coup d'œil. C'était un de ces êtres qui font volontiers payer à l'humanité l'enjeu de leur propre misère et qui gardent rancune aux hommes de la croix que Dieu a mise comme un fardeau trop lourd sur leurs épaules.
Les bossus sont méchants; les bossus se vengent.
Les bossus ont souvent le cœur cruel, l'esprit robuste, parce qu'ils sont en ce monde comme en pays ennemi.
Les bossus n'ont point de pitié. On n'en eut point pour eux.
De bonne heure, la raillerie idiote frappa leur âme de tant de coups, qu'un calus protecteur se fit autour de leur âme.
Chaverny ne voulait rien pour la besogne indiquée. Chaverny n'était qu'un fou: le vin le faisait franc, généreux et brave. Chaverny eût été capable d'aimer sa femme et de s'agenouiller devant elle après l'avoir battue.
Le bossu, non. Le bossu ne devait mordre qu'un coup de dent.
Le bossu était une véritable trouvaille!