Il y avait un homme et une femme.
Je savais que la femme était Olympe bien que son nom n'eût point été prononcé. La pensée d'Olympe me ramena au papier qui était sur mes genoux.
Je le pris. Je crois pouvoir affirmer que c'était pour le jeter au feu.
Il n'y avait pas de feu dans la cheminée.
En toute ma vie je n'avais jamais songé à Olympe sans éprouver un sentiment d'admiration et de respect, auquel se mêlait une part de sincère affection.
Je la considérais comme une créature charmante, hautement accomplie, bonne, spirituelle, heureuse autant qu'on peut l'être ici-bas et méritant tout ce bonheur.
Si quelque chose m'éloignait d'elle un peu c'était son incontestable supériorité sur moi. Je me sentais, en vérité, par trop au-dessous d'elle.
Tu sais bien, Geoffroy, j'étais un garçon honorable, et je le suis encore. Je crois que je le suis, malgré la conduite que je tins à dater précisément de cette heure qui commença ma misère.
Ma vraie misère, Geoffroy, car, avant cette heure, je ne faisais que souffrir.
Et depuis cette heure, le remords est dans ma souffrance.