—Certes, et de toute mon âme!
Il me saisit la main et la secoua fortement.
—Je suis bien auprès de toi, Geoffroy, dit-il, je voudrais que tu fusses là toujours. Il y a des choses que tu ne sais pas, et peut-être trouverais-je le courage de te les apprendre.
—Ah! ah! se reprit-il tout à coup en relevant la tête et d'un air presque fanfaron, j'ai quelquefois de bonnes pensées! le malheur, c'est que je n'ai pas confiance en moi-même.
—Tu as tort, prononçai-je au hasard.
—Ai-je tort? murmura-t-il.
—Pourquoi n'as-tu pas confiance en toi-même?
—Parce que... ne l'as-tu pas deviné?
Il s'arrêta. Sa joue était très pâle, et ses yeux se baissaient avec un redoublement de timidité. Cette fois, n'ayant aucune idée de ce qu'il voulait dire, je ne savais comment l'encourager. Il reprit bientôt de lui-même:
—Je crois que tu as raison, Geoffroy; c'est vrai, j'ai tort d'avoir défiance. Je ne suis pas encore mort. Puisque je pense, je puis agir... mais... mais.... Il s'interrompit de nouveau et finit par balbutier si bas que j'eus peine à l'entendre: