Il entamait ici, ou poursuivait une véritable bataille. Je le reconnaissais derrière l'auteur comme si le terrible rayon de ses lunettes eût blessé mon regard.

Le nom de son père, car je supposais bien que le vieux Louaisot était son père, écrit en toutes lettres sans nécessité, proclamait sa volonté de se mettre en évidence.

Le second article confirmait pour moi le premier. J'avais bien deviné. Ce roman était une machine de guerre.

Dès les premières pages, cette machine tirait à tort et à travers, sur beaucoup de gens, des vivants et des morts.

Elle atteignait Jeanne rudement en la plaçant sous le coup de la fameuse maxime juridique: Reus is est cui prodest crimen (celui-là est le coupable à qui profite le crime).

Elle atteignait Lucien dans Jeanne, elle le frappait en outre en jetant son nom en pâture à la curiosité publique.

Mais ce n'était ni contre Lucien, ni contre Jeanne que l'artillerie de M. Louaisot était pointée. Elle ne les mitraillait qu'en passant.

On dit que la pensée d'une lettre est dans le post-scriptum.

La pensée de l'article était tout entière dans ses trois derniers alinéas.

La forteresse que l'on bombardait, c'était le troisième héritier,—qui était encore une femme!