—Non, Monsieur.

—C'est bien, va te coucher.

Je déposai sur ma table de nuit les épreuves dont l'envoi était une obligeante attention de M. Louaisot, ainsi que la liste des histoires que mon pauvre petit Martroy devait m'apporter le lendemain. Par-dessus le tout, je posai le dossier de Lucien,—et je me mis au lit.

J'étais disposé à faire une longue et laborieuse séance. La lettre de Lucien me disait: «Hâte-toi.» Et j'étais de son avis: pour agir il faut savoir. Or, j'étais encore loin de savoir.

Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, il y avait sur la liste de Calvaire-Martroy un titre ainsi conçu: Histoire de l'enfant d'Ida.

Ida, c'était Olympe. Je n'avais jamais entendu dire que Mme la marquise eût un enfant....

Je me remis donc à dévorer mon dossier, désirant ardemment avoir achevé cette part de travail quand arriverait l'appoint promis par Martroy.

Je me disais: J'en saurai alors plus long que Lucien lui-même, et mon brave M. Louaisot ne compte pas là-dessus!

Note de Geoffroy.—J'en étais resté au n°91 bis, qui était un permis de visiter l'accusée Jeanne Péry, femme Thibaut, délivré à maître L. Thibaut, son défenseur.

Pièce numéro 92