Il était un poirier (bis)
Tous deux sous son ombrage
Nous venions nous aimer.
Perrine, ma Perrine,
Ma lon lan la
Ma tour la-i-la,
Perrine, ma Perrine,
Veux-tu nous épouser?...
Dans la cellule de la prison où nous étions. Jeanne s'est mise à chanter cela. Sa mère bien-aimée revivait et souriait entre nous deux.
Nous nous tutoyons maintenant. Jeanne m'a dit:
—Toi, tout te fait pleurer!
Elle n'a plus voulu chanter.
Je n'ai pas insisté. Les gens de la prison trouveraient peut-être que c'est mal. Il vaut mieux qu'elle ne chante pas.
C'est une histoire touchante que la Chanson du Poirier. Perrin et Perrine sont des fiancés. Ils sont trop pauvres pour faire des noces, mais ils soupirent sous le poirier. Perrin tire au sort. Il a un bon billet, quelle joie! Mais il part tout de même parce que François, son frère de lait est tombé soldat et que la vieille mère de François pleure.
Le poirier est tout en fleurs. Perrin et Perrine y viennent une dernière fois. Ô Perrin! mon ami bon et brave! je t'attendrai, je t'attendrai! C'est Perrine qui dit cela. Et Perrin:
Quand ce fut à la guerre,
Ma lon lan la Ma tour la-i-la,
Quand ce fut à la guerre,
Je me sentis trembler