Ce n'est pas à M. L. Th... surtout que la personne porte intérêt, c'est bien davantage encore à la malheureuse fille du baron Péry de Marannes. Si M. L. Th... gardait des doutes, s'il voulait s'entretenir avec la personne—la voir,—il serait sûr de la trouver demain mardi à la consultation de M. le Dr Schontz, rue de la Pépinière, n°.... Dimanche prochain il serait désormais trop tard, les événements se précipitent. M. L. Th... est supplié de ne plus hésiter. Il n'a pas le droit de refuser. La malheureuse J. P. est perdue sans ressource.
Pièce numéro 100
(Écriture de Lucien.)
Mardi matin.
Je n'ai pas pu écrire hier au soir. La nuit de dimanche à lundi m'a laissé tellement brisé de corps et d'esprit que je n'ai pu tenir la plume.
C'est peut-être vrai, Geoffroy. Peut-être n'ai-je pas le droit de refuser l'offre de cette personne inconnue. Du moins est-il de mon devoir de m'informer, de savoir, de me rencontrer avec elle.
Le nom du Dr Schontz est fait pour me donner confiance. Je le connais; je crois que tu le connaissais aussi. C'est lui qui m'avait écrit cette lettre quand Mme Péry fut à l'article de la mort. C'est grâce à lui que j'ai pu la revoir une dernière fois.
Qui sait? peut-être que le baron de Marannes a laissé des amis.
Je suis résolu cette fois à ne pas manquer au rendez-vous.
Mais Jeanne? vas-tu demander. Il faudrait le consentement de Jeanne.