À M. Geoffroy de Rœux, attaché à la légation d'Italie, rue du Helder, à Paris.
Mon cher Geoffroy,
J'ai grand besoin de toi. Tu m'entends: besoin, besoin! Viens tout de suite ou écris-moi un mot qui me dise où je pourrais te trouver. La chose presse, malheureusement. Viens vite.
Note de la main de Geoffroy.—Cette lettre, exactement semblable à celle que je reçus en Irlande et qui interrompit mes excursions autour du lac Corrib, ne fut pas envoyée, puisque je la retrouvais au dossier. Si elle eût été envoyée chez moi, elle m'eût rencontré lors de mon passage à Paris où je touchai barre en revenant de Turin, vers le 15 avril. Ce retard va être expliqué dans la suite de la correspondance.
Pièce numéro 126
(Écriture de Lucien.)
14 avril.
J'ai eu trois jours de crise. La crise va revenir. Elle n'est pas loin, je la sens, elle me guette.—Depuis quinze jours, j'en ai souvent.
Je n'étais pas assez misérablement impuissant! Il me faut ce surcroît.
Ta lettre est encore sur mon bureau: la lettre que je t'ai écrite.