Martroy partait de là pour jurer ses grands dieux qu'il n'y avait pas un seul fait dans «ces pages» qui ne fût de la plus plate exactitude.
Dans chaque scène, il avait été témoin ou acteur.
Il s'excusait en parlant du rôle assez peu recommandable qu'il jouait dans certaines parties de la pièce, alléguant sa misère, sa faiblesse et son esclavage.
Il n'avait jamais rien tant désiré en sa vie, prétendait-il, que d'être un honnête homme à son aise et vivant de ses rentes.
Bien entendu, il expliquait compendieusement son système de pseudonymes analogiques raisonnés, inventés par lui pour éviter des désagréments qu'il ne spécifiait point.
Tout cela était d'une belle écriture ronde de copiste, aussi facile à lire que de l'imprimé.
Pour faire, moi aussi, mon petit bout de préambule, j'annonce que je supprime le système des pseudonymes analogiques et que je modifie légèrement le style de J.-B. Martroy, dans l'intérêt raisonné du lecteur.
Et j'ajoute que nul poète, en le supposant même juge d'instruction, n'aurait pu résoudre d'une façon plus lumineuse les énigmes posées par le dossier de Lucien.
Cela dit, je donne son œuvre telle quelle.