—Le fait est, Fanfan, que les familles des malheureux sont bien gênantes à cause de ça. On les croit seuls ici-bas. Dès qu'ils meurent, vous voyez tout un régiment autour de leur paillasse,—quand il y a quelque chose dedans.
—Au contraire, poursuivit Jacques, Jean Rochecotte, tout facteur rural qu'il a été, est sorti d'une maison de gentilhommerie. Ses parents sont connus. On les compte, et puis on se dit: «Voilà, c'est tout, il n'y en a pas d'autres.» Le vieux fit un signe de tête qui voulait dire: «Fanfan, tu m'étonnes par ta capacité.» Il demanda tout haut:
—Et combien en comptes-tu de parents au facteur rural?
—Rien que trois têtées. C'est avantageux.
—Tu trouves?
—Un marquis, un comte, un baron.
—C'est vrai, pourtant! grommela le vieux.
Le fils Jacques poursuivit:
—Première têtée, première ligne, le comte de Rochecotte, à Paris; seconde ligne et seconde têtée, le baron Péry de Marannes, à Lillebonne; troisième ligne, M. le marquis de Chambray, à la porte de chez nous.
—Juste, Fanfan, je vois le château de Chambray de ma fenêtre, quand il fait jour. Après!