C'était écrit.—Seulement, M. le marquis de Chambray vivait comme un loup, et Olympe ne sortait guère de l'enclos de sa mère.
Olympe et le marquis ne s'étaient jamais vus.
Patience. Il y avait autre chose à régler avant cela.
Qui dit mécanique parle naturellement de précision et surtout de régularité. Ce n'est pas dans ces choses-là qu'on peut mettre la charrue avant les bœufs.
Mme Barnod mourut au mois de juin 1852. Olympe avait seize ans.
On raconta, dans le pays, que M. Louaisot avait mené au lit de mort de la bonne dame une petite fille de six ou sept ans, du nom de Fanchette. Le fait est probable, mais je n'en eus point connaissance personnelle.
Ce qui est sûr, c'est que le testament donna une preuve bien certaine de la confiance que la défunte avait en M. Louaisot.
Ce testament désigna expressément M. Louaisot comme devant être le tuteur d'Olympe.
La chose était évidemment en dehors du droit; aussi le conseil de famille avait à sanctionner ou à repousser ce désir maternel.
M. le juge Ferrand, qui était subrogé-tuteur du vivant de la mère, se posa ici tout franchement en adversaire de M. Louaisot. Il fit valoir devant le conseil de famille, dans un discours où perçait quelque rancune de n'avoir pas été désigné par la mère,—lui, l'ancien subrogé-tuteur,—il fit valoir un assez grand nombre de considérations parmi lesquelles l'âge du jeune notaire était placé en première ligne.