Il n'y a rien, rien, rien—qu'une demi-vertu qui veut faire une fin.
Je vous salue, regrettant le chagrin que je vous fais, mais avec la satisfaction d'avoir rempli mon devoir.
Pièce numéro 2
(Cette pièce était de l'écriture de Lucien Thibaut lui-même. Elle portait la mention suivante: Lettre non envoyée à son adresse.)
À M. Geoffroy de Rœux, attaché à l'ambassade française de Vienne (Autriche.)
28 septembre 1864.
Mon cher Geoffroy,
J'ai longtemps hésité avant de m'adresser à toi, ou plutôt je t'ai déjà écrit plus de vingt lettres qui, toutes, ont été jetées au feu après réflexion.
Celle-ci aura-t-elle le même sort? C'est vraisemblable.
J'écris par un besoin désespéré, comme les gens qui se noient appellent au secours, même quand il n'y a personne pour les entendre.