La marquise resta froide. Louaisot ajouta:

—Chère Madame, je ne veux pas que cela soit.

—Et comment pourrez-vous l'empêcher maintenant? demanda Olympe.

—Maintenant? répéta Louaisot. Vous voulez dire: Maintenant qu'il est mort, je suppose?

Elle répondit oui d'un signe de tête.

—Voilà, fit le patron. Je suis un garçon de ressources. Ce n'est pas pour le roi de Prusse que j'ai empêché le vicaire de venir.

Elle leva sur lui son regard inquiet où il y avait déjà de l'horreur.

—Vous comprenez bien, reprit Louaisot, que si ce pauvre homme qui est là ne m'avait pas forcé de vendre mon étude et chassé du pays, tout se serait passé autrement. D'abord, je vous aurais guidée de mes conseils, et je veux être pendu si vous eussiez commis la faiblesse de vous faire prendre en grippe par un si excellent mari! Mais ne parlons point du passé. Ce qui est fait est fait. Il s'agit uniquement de faire autre chose—à côté—qui nous remette dans la très bonne position où nous étions avant ce scélérat de testament.

—Expliquez-vous, prononça tout bas la marquise. Sa voix tremblait.

—Je n'ai pas besoin de m'expliquer, répartit le patron. Je vous demande seulement de quitter cette chambre et de m'y laisser libre pendant une heure ou deux.