—Elle ne remercie jamais. Dans son idée, c'est le bon Dieu qui lui envoie les fleurs. Elle va remercier le bon Dieu là-bas.
Nous la suivîmes. La gardienne continuait.
—Ce n'est pas qu'elle aime le bon Dieu, il lui a pris son enfant; mais elle le craint parce qu'il a son enfant.
La Couronne s'arrêta tout au bout du bosquet devant un petit tertre gazonné qu'elle avait dû élever elle-même. Il y avait une pierre plate et une croix.
Elle mit la guirlande au bras de la croix qui avait déjà des fleurs, puis elle s'agenouilla et colla ses lèvres contre la terre.
J'avais le cœur plein.
En rentrant chez nous, le patron me dit:
—Tout peut se placer, même cette bonne femme-là: la mécanique a une pièce de plus.