—Nous n'étions pas riches alors. Nous dînâmes aux Tilleuls, au Point-du-Jour. C'est devenu depuis un restaurant très convenable.

—Bon appétit, ma jolie payse!

Si fort qu'on soit, il est impossible de tout faire par soi-même. Louaisot avait des aides peu nombreux, mais éprouvés, qu'il employait le plus rarement possible. Je ne lui en ai jamais connu que deux, et c'est à peine si je les ai vus deux ou trois fois en besogne. L'un de ces aides était un mauvais sujet du nom de François Riant, ancien garçon de café. Louaisot rentra chez lui raide comme balle. François Riant fut appelé, Louaisot lui demanda:

—Connais-tu des garçons aux Tilleuls, du Point-du-Jour?

—Berthoud, Laurent et Nicolas, répliqua Riant. Il n'y en a pas des masses.

—Si tu veux gagner cinquante louis... tu m'entends? cinquante, tu remplaceras demain de trois heures de l'après-midi à dix heures Nicolas, Laurent ou Berthoud.

—Lequel?

—Celui qui sert les cabinets.

—Il y en a deux.

—Celui qui sert les meilleurs cabinets.