À demain ce que j'aurai pu savoir.
[Suite du récit de Geoffroy]
J'étais singulièrement agité. Il y avait dans la lettre de Martroy, venant après celle de Louaisot, des choses qui m'effrayaient jusqu'à l'angoisse.
On ne pouvait plus en douter: le dénouement était là, tout près.
J'étais entré dans cette étrange histoire au moment précis de sa maturité.
Je sentais qu'il y avait quelque chose à faire, mais quoi?
Les doigts me démangeaient en touchant le pli adressé à Lucien, et qui ne pouvait être décacheté par moi que le lendemain.
Cent fois je me mis à la fenêtre pour voir si Lucien venait,—mais Lucien ne venait pas.
Une idée naquit enfin dans la fièvre de mon cerveau, fièvre intense, mais qui m'accablait au lieu de m'exalter. Je l'accueillis avec une véritable joie.