—C'est vrai!... dit un des vicomtes, je n'avais pas songé à cela.
Et dans l'esprit de chacun la mémoire des deux filles de l'oncle Jean fut ternie.
Le convoi atteignait la partie du cimetière où se trouvaient les sépultures des Penhoël. Les trois Grâces Baboin gardèrent le silence, contentes désormais d'avoir jeté quelques fleurs sur ces pauvres tombes...
L'aspect du cimetière était triste et morne, les chants faisaient trêve. Les paysans, muets et le rosaire à la main, se rangeaient autour des deux fosses ouvertes.
Bibandier était à son poste de fossoyeur.
Au moment où il étendait la main pour mettre le premier cercueil en terre, un bras se posa au-devant de lui et le fit reculer.
En même temps une clameur sourde, mêlée de surprise et d'épouvante, courut dans le cercle des bonnes gens.
Entre le fossoyeur et les deux bières, une sorte de fantôme, que sa maigreur faisait paraître d'une taille démesurée, venait de se dresser, sortant on ne sait d'où.
Il était là si hâve et si décharné, que tous, en ce premier moment, crurent que la terre s'était ouverte pour lui livrer passage.
Puis un nom domina les murmures de la foule.