Quand ces appels se taisaient, on n'entendait que le bruit sourd de l'inondation croissante, et ces vagues mugissements que jette le gouffre de la Femme-Blanche.
Louis plongea une dernière fois, et gagna ensuite la rive à la nage.
En ce moment, le bac touchait la lèvre du tournant et disparaissait sous les voiles de brouillard qui forment le vêtement fantastique de la Femme-Blanche.
Le chaland tournoya en craquant; les cadavres soulevés se choquèrent. Le gouffre s'était refermé.
Les deux chaises de poste, que nous avons vues s'arrêter devant l'auberge du Mouton couronné, sur le port de Redon, avaient passé la rivière d'Oust au pont des Houssayes, et gagné le manoir de Penhoël, par la route praticable aux voitures.
Les portes du manoir étaient ouvertes. Pontalès semblait avoir voulu défier les événements et proclamer bien haut qu'il attendait ses adversaires de pied ferme.
A l'intérieur de la maison, rien n'avait changé depuis trois mois. Durant tout cet espace de temps, en effet, Pontalès avait continué d'habiter le grand château, ne voulant pas jouir d'un bien qui ne lui était pas encore définitivement acquis.
Une fois passé le terme du rachat, il comptait bien prendre sa revanche.
Dans le salon du manoir, les voyageurs de nos deux chaises de poste étaient réunis.