[291]: Armistice entre la République française et le Pape (Correspondance, I, 426). Bonaparte avait, dès le 7 juin, résolu les conditions de cet armistice. Curieuse lettre au Directoire (Correspondance, t. I, p. 371).
[292]: Lettre de Bonaparte au Directoire, Pistoïa, 26 juin 1796. Corresp., I, 431: «Cette manière de négocier à trois est absolument préjudiciable aux intérêts de la République, parce qu'un homme habile se retourne, va chercher chez l'un ce qu'il ne peut obtenir chez l'autre... Azara, voyant qu'il ne pouvait obtenir de diminution, s'est tourné du côté des commissaires du gouvernement et il a si bien fait, qu'il leur a arraché notre secret, c'est-à-dire l'impossibilité où nous étions d'aller sur Rome. Alors il n'a été possible d'en tirer vingt millions qu'en faisant la nuit une marche sur Ravenne.»
[293]: Id. Id. «La légation de Bologne est une des parties les plus riches des États du Pape. On ne se fait pas une idée de la haine que cette ville a pour la domination papale.»
[294]: Id. Id. «Si jamais vous pensez qu'il est de votre intérêt de garder à perpétuité Ancône, je vous engage à y envoyer un ingénieur, afin d'accroître ses moyens de défense.»
[295]: Lettre au Directoire, Bologne, 21 juin. (Correspondance, t. Ier, p. 121.)
[296]: Lire dans la Correspondance (I. 451) une lettre de Bonaparte à Miot (Bologne, 2 juillet 1796) pour le féliciter d'avoir accepté une mission à Rome, et le presser de partir.—L'autre commissaire était Cacault. Voir dans la Correspondance deux lettres en date du 21 juillet 1796 (t. I, p. 490-491) pour l'accréditer auprès du cardinal Zélada, et préciser ses instructions au sujet de l'exécution de l'armistice de Bologne.
[297]: Miot. Mémoires, t. I, p. 112.
[298]: Curieuse lettre de Milizia. «Le premier jour d'août, au matin, le fiscal Barberini est nommé dictateur, ne quid detrimenti res publica capiat, et monsignor Consalvi magister equitum. Le soir, aux armes! Les places, les ponts, les rues, tout est encombré du soldats. Le palais de Montecavallo est mis en état de siège. On ne voit que canons, caissons, escadrons, cuirassiers et chevau-légers armés de carabines, troupes de ligne et gardes nationaux. Qui va ci? qui va là? En arrière! On ne passe pas. Le général Giustiniani, le général Sinibaldi, tous les généraux enfin font pendant la nuit la veillée qui ne fut pas celles des capacités.»
[299]: Lettre de Milizia à Lami.
[300]: Lettre de Bonaparte à Cacault (I, 450). Brescia, 12 août 1796: «Le Pape a envoyé un cardinal légat à Ferrare, dans le temps qu'il croyait sans doute les Français perdus. Cela est-il conforme au traité d'armistice que nous avons signé?... Je viens de donner l'ordre à ce cardinal de se rendre sur-le-champ au quartier général.» Cf. lettres au Directoire du 13 et du 26 août (I, 544-569).