[346]: Lettre de Milizia, en date du 2 février 1798: «Nous avons un carnaval continuel de processions, en signe de pénitence, pour la découverte de certaines reliques qu'on a tirées du sanctum sanctorum, et qui sont accompagnées de prophéties qui promettent des miracles de miracles. En attendant, les armées françaises ont occupé Urin, la Marche, l'Ombrie, et l'invasion de Rome est imminente.»
[347]: Le Directoire avait pris ses précautions pour empêcher l'intervention napolitaine. Lettre amère à Berthier (Arch. nationales AF3, C85): «Si vous n'aviez à craindre que les papistes, la moitié des forces que le Directoire désire que vous réunissiez à Ancône vous suffirait; mais il faut que vous soyez dans une position qui puisse en imposer au roi de Naples ... Il faut d'abord l'amadouer, gagner du temps, etc ... Si le roi de Naples intervenait avec des forces importantes, alors vous feriez votre traité avec le Pape ...»
[348]: Consulter à ce propos la curieuse correspondance échangée entre l'évêque réformateur Ricci et le chef des jansénistes français, Grégoire. Le premier, dans une lettre de Pontremoli (17 février 1798) ne cache pas sa joie de la chute du Pape. D'après lui, il doit en résulter pour l'Église un bien inappréciable, et il ajoute: «Ecco finalmente abbolito l'obbrobrioso nome di corte; ecco annichilata la superba monarchia». Grégoire, de son côté, lui répond (Paris, 20 germinal an VI): «Voilà enfin la République romaine établie. Combien je l'avais désiré! Combien j'en suis réjoui! Je respecte dans Pie VI le chef de l'Église, mais je ne puis m'empêcher de dire qu'il nous a fait bien du mal. D'un mot, d'un seul mot, il aurait pu calmer les troubles qui déchiraient l'église anglicane; ce mot eût empêché le sang de couler, il ne l'a pas fait».
[349]: Miot, Mémoires, t. I, p. 203.
[350]: À propos du serment civique imposé aux Romains, consulter: Abbé Mastrofini. Honnêteté du serment civique imposé par l'article 367 de la Constitution romaine.—Bolgeni. Jugement de Bolgeni, bibliothécaire du collège romain, sur le serment civique prescrit par la République romaine aux professeurs et aux fonctionnaires publics.—Métamorphoses du docteur Jean Marchetti changé de pénitencier en pénitent, exposé par Vincent Bolgeni, théologien de la sainte pénitencerie catholique.
[351]: Ils furent dénommés Cinino, Circeo, Clitumno, Metauro, Musone, Tevere, Trasimène, Trento.
[352]: Cité par Sciout, p. 177. La lettre des commissaires se trouve aux Archives nationales (A. F. 3,77).
[353]: Cf. lettre de Florent au Directoire: «Nous sommes enlacés dans des filets qui partent des bureaux de Paris. On y a semé l'or à pleines mains pour consolider le système de rapines et de dilapidations qui fait la base de toutes les entreprises et de toutes les dilapidations de l'armée d'Italie.»
[354]: Voir lettre des consuls romains aux commissaires du Directoire (6 brumaire an VII): «Comment concevra-t-on l'espoir d'un crédit solide, tant qu'on verra partout un pillage scandaleux, des dilapidations qui effrayeraient même des brigands vulgaires, tant qu'on n'aura pas arraché le maniement des deniers publics et des fournitures à ce tas de déprédateurs qui ne connaissent la République que par les trésors qu'ils volent?»
[355]: Lettre curieuse de Faypoult au Directoire (Arch. nat. A. F. 3, 77): «Depuis un certain temps il s'est répandu dans tous les corps militaires de l'armée, dans toute l'Italie, des impressions défavorables au citoyen Masséna; elles sont tellement généralisées que le soulèvement de tous les officiers contre son autorité n'a d'étonnant que l'irrégularité, l'illégalité de ce mouvement. Une multitude de guerriers remarquables par leurs longs et continuels services ont dit et répété hautement qu'ils mourront, quand vous l'ordonnerez, pour la patrie, mais qu'ils mourront aussi plutôt que de servir sous Masséna.»