[341]: Doellinger, Église et État, p. 546, cité par Sybel. Europe pendant la Révolution française, t. IV, p. 375.

[342]: Tacite. Annales III, 53.

[343]: Grellmann. Situation de l'État papal, Helmstadt, 1792. Silvagni. La Corte et la societa Romana nei secoli XVIII et XIX. Firenze, 1881.

[344]: On peut consulter sur la création de la République romaine: Artaud de Montor, Histoire du pontificat de Pie VI.—Abbé Baldassari (traduction Lacouture), Vie de Pie VI.—Abbé Blanchard, Vie de Pie VI.—Poncet, Pie VI à Valence (1868).—Duppa, Relation abrégée de la destruction du gouvernement papal, en 1798.—Abbé Barruel, Histoire de Pie VI.—Abbé Bertrand, Le pontificat de Pie VI et l'athéisme révolutionnaire.—Brancadoro (traduction d'Auribeau), Oraison funèbre de Pie VI, prononcée à Venise le 31 octobre 1799.—Bourgoing, Mémoires historiques sur Pie VI et son pontificat jusqu'à sa retraite en Toscane.—Ludovic Sciout, Le Directoire et la République romaine (Revue des questions historiques, janvier 1886).—Silvagni, La Corte e la societa Romana nei secoli XVIII et XIX (1881). En outre, il existe à la Bibliothèque nationale (Lb. 620) un recueil factice en deux tomes (297 pièces dans le premier et 241 dans le second) intitulé: Collezione della stampe publicale dal di 22 piovoso fino a tutto l'anno VI dell ere repub., con l'indice in principio cronologico analitico delle med, ed attro in fine alfabetico delle materie spellanti o relative al ministre delle finanze. Voici l'indication des principales pièces de ces deux volumes:

T. I: 2. Proclamation de Berthier pour le respect du culte, des ambassadeurs et des étrangers.—5. Ordre du trésorier général romain G. Della Porta pour la déclaration des effets en marchandises appartenant aux nations en guerre avec la Rép. française.—9. Proclamation de la République romaine.—11. Ordonnance de Berthier sur l'exclusion des émigrés français.—13. Suppression du droit d'asile et de juridiction des ambassadeurs.—15. Affectation d'une partie des biens religieux à l'extinction du papier monnaie.—27. Programme de la fête funèbre en l'honneur du général Duphot.—31. Avis du ministre de l'intérieur, Ennio Visconti, pour calmer les inquiétudes des habitants des campagnes et les engager à reprendre leurs travaux.—34. Proclamation des consuls au peuple et au clergé, au sujet du fanatisme religieux.—35. Id. au sujet de l'insurrection des Transtévérins, du 7 ventôse.—53. Ordre aux Transtévérins de déposer leurs armes.—68. Proclamation du ministre de la police, Giuseppe Toriglioni, relative aux armes de la République romaine à poser sur tous les édifices publics.—76. Proclamation d'Ennio Visconti pour procurer des vêtements aux soldats.—87. Police des théâtres.—90. Ordonnance du général Vial, commandant la place de Rome, contre les excitations hostiles de quelques prédicateurs.—101. Programme de la fête de la Fédération.—105. Arrêté de Toriglioni déclarant ennemis de la République ceux qui refuseraient de recevoir le papier monnaie.—122. Ministre de l'intérieur, Camille Corona, annonce distribution des secours aux pauvres.—126. Ordre de Toriglioni aux marchands d'étoffes de tenir leurs magasins ouverts.—139. Id. à tous les marchands de comestibles.—110. Ordre à tous les étrangers non domiciliés de sortir de Rome.—149. Vente de biens nationaux.—169. Décret des consuls pour l'organisation de la garde nationale.—197. Défense aux Français d'acheter du savon sans être munis d'un ordre du commandant de place.—202. Défense d'exporter les dentées nécessaires à l'alimentation.—203. Défense de recevoir des novices dans les couvents.—205. Défense de loger les étrangers sans autorisation.—209. Ordre d'arrêter tous les prêtres des communes où pourraient éclater des insurrections.—215. Suspension de toutes les permissions de chasse.—225. Ministre des finances, Bufalini, annonce prohibition des marchandises anglaises, russes et portugaises à la foire de Sinigaglia.—227. Décret des consuls ordonnant aux citoyens de livrer la moitié de leur argenterie à titre de prêt forcé.—233. Organisation judiciaire.—238. Réduction du nombre des fêtes.—249. Décret de Gouvion Saint-Cyr portant défense aux citoyens de porter le plumet tricolore ou des habits garnis de galons d'or et d'argent.—254. Condamnation de Pierre Borga, accusé de propos séditieux.—264. État des personnes qui ont payé l'amende de trois piastres pour ne pas avoir illuminé leurs fenêtres.—273. Ordre à tous les Français non fonctionnaires de sortir de Rome.—291. Avis des grands édiles, Maggi, Franchi et Laute aux paysans contre les instigations antirépublicaines.

T. II: 4. Indication des objets que peuvent emporter de leur couvent les religieuses qui renoncent à la vie monastique.—9. Fixation du revenu des évêques.—10. Suppression de toutes les corporations et associations laïques.—12. Aliénation de biens nationaux pour les fournitures de l'armée française.—13. Secours aux agriculteurs pauvres.—16. Dissolution du cercle dit constitutionnel.—23. Avis des membres du tribunal d'appel pour engager les défenseurs à ne jamais s'écarter des règles de la décence et de la modération.—30. Ordonnance de Gouvion de Saint-Cyr pour la suppression des clubs.—31. Ordonnance des consuls pour interdire aux fonctionnaires de recevoir ou laisser leurs domestiques exiger aucun pot-de-vin.—40. Introduction du calendrier républicain.—60. Soumission des Juifs à la loi commune.—73. Ordonnance des grands édiles relative aux aqueducs et fontaines publiques de Rome.—97. Décret de Macdonald contre les membres de la compagnie de la Foi-de-Jésus.—100. Répression des troubles dans le département de Circeo.—103. Arrêté Bufalini enjoignant aux propriétaires de déclarer leur revenu, afin d'assurer l'exécution de la loi sur l'emprunt forcé.—106. Décret de Macdonald contre les auteurs et instigateurs de troubles.—125. Ordre à tous les propriétaires de grains récoltés dans la saison courante de donner aux autorités le détail de ce qu'ils en possèdent.—136. Décret de Macdonald contre attroupements séditieux.—140, 141, 142. Condamnation de Belardini, Trina, Patughelli.—166. Décret de Macdonald sur les biens des établissements laïques supprimés, qui passeront aux hôpitaux.—168. Proclamation de Duport, Florent et Bertolio, au sujet des bruits malveillants répandus contre l'expédition d'Égypte.—186. Règlement de la poste aux lettres et de la poste aux chevaux.—200. Proclamation Duport et Bertolio contre les prévaricateurs et les ennemis de la République.—206. Décret de Macdonald supprimant plusieurs monastères à Rome.—221. Id. contre les émigrés.—227. Proclamation des consuls au sujet des victoires en Égypte, et ordre d'illuminer.—229. Décret de Macdonald acceptant démission des consuls Reppi, Angelucci, Matheis, et destituant consuls Panazzi et Visconti.—231. Nomination de nouveaux consuls.—236. Grande fête pour célébrer l'anniversaire de la fondation de la République française.

[345]: Voir dans les Mémoires de Joseph la longue et intéressante dépêche qu'il adressa à Talleyrand, le 30 décembre 1797, et la réponse de ce dernier.—Cf. Lettre de l'abbé Masi à Ricci (Potter, III, 243), en date du 20 décembre 1797, où est raconté tout au long l'attentat. Voir également le rapport, rédigé en français, afin d'être communiqué à l'ambassadeur, du chef de la patrouille romaine. Ce rapport, daté du 28 décembre 1798, a été inséré par Artaud de Montor dans son Histoire de Pie VII, t. I, p. 41.

«La patrouille de ronde de la caserne Pont-Sixte, composée du chef Macchiola et de six soldats, était sortie vers les vingt-deux heures et demie et se trouva poursuivie d'une multitude de peuple armé, dont le plus grand nombre portait la cocarde nationale. Le chef de ladite patrouille ayant été averti par les citadins de se retirer, parce qu'il y avoit un projet de le désarmer, le susdit chef, d'après cet avis et vu l'inégalité des forces qui le mettoit dans l'impossibilité de se défendre, jugea à propos de se retirer dans son quartier pour y prendre les mesures convenables.

Dans sa retraite, il fut insulté par les cris et les sifflets du peuple dont la fureur le poursuivit même jusqu'à son quartier. Le tumulte fit penser aux officiers de la compagnie qu'il était à propos de faire armer tous les individus qui la composoient et de leur distribuer les postes de défense, pour lesquels ils avoient été rangés par pelotons en ordre de bataille au dedans des palissades. Aussitôt s'avance une phalange de peuple armés la plupart d'armes blanches et aussi tirent plusieurs coups de fusil par les palissades, qui en conservent encore des marques irrécusables. À la tête du peuple étoient deux Français vêtus de bleu, avec cocarde et le sabre nu, criant: Égalité! Liberté! Près de ceux-ci étoit un autre Français, avec un drapeau tricolore. Après des coups de fusil tirés à la barrière, nous ne pouvions plus retenir les soldats, et les bourgeois nous crioient du dehors: «Si vous ne sortez pas pour nous défendre, nous forcerons les palissades et nous nous défendrons avec vos armes.»

À ce moment, arriva une patrouille de quatre dragons qui sollicita vivement la compagnie de sortir, qu'autrement elle seroit perdue. Alors les soldats forcèrent les palissades, et, se portant avec l'escorte de dragons vers Santa Dorotea, ils firent feu pour les déloger de Longara, d'où étoit venue cette multitude armée. Ils tinrent bon sous la porte Settimiana, où un officier de milice remit le poste au caporal Marinelli. Quand les soldats y furent établis, une grande multitude portant cocarde française s'y porta de nouveau; elle avoit à sa tête deux François, sabres nus, cocarde en main. Un d'eux invitoit les troupes du Pape, en criant: «Avancez! Allons, courage! Vive la Liberté! Je suis votre général.» La troupe répondit, en couchant en joue: «N'approchez pas!» Et ceux-ci, sans y faire attention, s'approchèrent toujours davantage et répétoient, en sautant, ces mêmes paroles: «Vive la Liberté! Courage! Je suis votre général!» Mais les soldats se virent très exposés pour avoir trop laissé approcher les François, ainsi que cette multitude armée; un d'eux touchoit de son sabre la baïonnette du caporal Marinelli. Ce caporal, après les avoir plusieurs fois invités à mettre bas les armes, voyant que ceux-ci approchoient davantage leurs sabres des fusils, fit faire feu et en renversa quelques-uns, du nombre desquels étoit celui qui le menaçoit du sabre. Ils se retirèrent alors et le tumulte cessa pour le moment. Le caporal n'avoit pas quitté son poste, et, peu de temps après, une autre troupe du peuple ayant fait feu, le caporal fut contraint de poursuivre son feu. Repoussé par le grand nombre, il fut obligé ensuite de se replier sur la place de la caserne, auprès desdits seigneurs officiers, ayant laissé d'autres soldats pour apaiser les nouveaux troubles survenus dans les places voisines et dans les petites rues de Transtevere.»