430 pages éditées avec luxe, photographies à l’appui et la collaboration de 12 vénérables.
Avant de parler des 96 pages d’introduction, le seul point contestable du livre, nous voulons exprimer ici notre profonde admiration, notre dégoût aussi pour l’œuvre considérable (celle-là incontestable) signalée par la deuxième partie du livre. Le lecteur édifié peut parcourir l’Orient sans le secours de la géographie Élisée Reclus, sans le livret Chaix.
Le collège de la Sainte famille au Caire.
Saint François Xavier à Alexandrie.
Voilà deux monuments qui, à eux seuls, sont suffisants pour prouver que ce n’est pas l’Église, mais bien la République française qui a fait vœu de pauvreté.
N.-Dame de Sion à Ramleh et surtout les Sœurs de Nazareth à Beyrouth éclipsent tous les palais.
Espérons qu’un nouveau sardanapale ne viendra pas transformer ces palais en maisons de plaisir et prendre pour esclaves de chair toutes ces charmantes nonnes.
Quel meilleur argument contre cette Église que l’étalage de tout cet or, de cette puissance presque sans égale entre les mains d’un seul homme revêtu, par lui-même, du manteau de l’infaillibilité.
Deux mille ans d’ère chrétienne, et arriver à un pareil résultat avec le secours de tous les souverains, des torrents de sang et de larmes versés pour la cupidité de quelques-uns, prenant de gré ou de force l’or des fidèles, au nom de la Charité!
N’est-ce pas significatif? On ne dit plus aujourd’hui: nous sommes grands, mais on dit: «Nous sommes riches.»