L’histoire politique de l’Église catholique et surtout de l’œuvre des Congrégations, troupes régulières, très documentée et admirablement décrite en ce livre, nous met presque brutalement en face d’une machine infernale avec des rouages bien organisés et presque insaisissables. Nous le savions, mais il était bon que l’Église vienne nous le préciser et l’affirmer.
Cette histoire politique se trouve former la majeure partie de l’Introduction, et elle ne nous intéresse que médiocrement: ne laissant place à la théologie que quelques lignes, si toutefois on peut appeler théologie, une série d’arguments pour expliquer la raison d’être de cette Église. Série d’arguments tout à fait extraordinaires et contradictoires pour un lecteur attentif et habitué à ces exercices, mais qui, détournés de leur vrai sens par cet esprit filandreux de rhétorique si particulier aux disciples de Loyola, ont un semblant très trompeur de vérité.
Examinons-les quelques instants.
Page 4. La philosophie a pour guide la Raison.
Page 8. La troisième forme de l’idolâtrie, la foi aux dieux publics et nationaux détruit un autre élément essentiel de la civilisation, la paix.
La civilisation ne peut avoir pour fondements le mensonge.
Page 10. Or les idolâtries, impuissantes à maintenir les sociétés et les individus en ordre par des lois morales ont dû assurer cet ordre par l’Artifice d’une hiérarchie forte et qui tint les peuples immobiles.
Conclusion contradictoire et artificieuse.
Mais continuons. D’autre part, Platon disait: «Connaître le Créateur et le père de toutes choses est une entreprise difficile, et quand on l’a connu, il est impossible de le dire à tous.»
Page 12. Au lieu d’appartenir à une caste de nobles, la Chine appartint à une caste de lettrés et tous les droits appartiennent à l’intelligence.