On comprend, Messieurs, vos artifices.
L’homme moderne n’aime pas la saleté et le missionnaire qui a sanctifié Labre le pouilleux, se fait appeler généralement Barbe à poux.
Châtré en quelque sorte par son vœu de chasteté, il nous donne le spectacle navrant d’un déformé impuissant, ou d’un homme en lutte stupide et inutile avec les besoins sacrés de la chair, lutte qui sept fois sur dix le conduit à la sodomie, la Trappe et le bagne.
L’homme aime la femme s’il a compris ce que c’était une mère.
L’homme aime la femme, s’il a compris ce que c’était aimer un enfant.
Aimer son prochain.
Avec tristesse et dégoût aussi je vois passer ce troupeau de vierges malsaines et mal propres—des bonnes sœurs—rejetées avec violence, soit par la misère, soit par la superstition de la société, pour entrer au service d’un pouvoir envahisseur.
Cela une mère! Cela une fille... Jamais.
Et artiste, amoureux de beauté, des belles harmonies, je m’écrie: «Cela une femme! Oh! non!»
Cerveaux impropres aux recherches intellectuelles, n’ayant d’autre conscience de la vie que le boire et le manger, sans autre but réel qu’obéir à une règle, recouvertes d’un manteau hypocrite, menées avec mépris par d’autres vierges mâles.